Les arrozais, ces paysages de rizières inondées, façonnent des territoires entiers au Portugal, mais restent encore méconnus du grand public. Vous découvrirez ici ce qu’est un arrozal, où les trouver, comment les visiter sans les dégrader et quels enjeux environnementaux s’y jouent. L’objectif est de vous donner rapidement une vision claire et concrète, puis d’approfondir les aspects culturels, touristiques et écologiques.
Paysages d’arrozais au Portugal et dans le monde

Les arrozais évoquent immédiatement de grandes étendues d’eau scintillante, des oiseaux en vol et les silhouettes des agriculteurs au travail. Derrière cette image se cache pourtant un système agraire sophistiqué, essentiel à l’alimentation mondiale. Cette première partie vous aide à situer les arrozais dans l’espace et dans l’imaginaire collectif, du Portugal à l’Asie.
Comment se forme un arrozal et pourquoi est-il toujours associé à l’eau ?
Un arrozal naît de l’aménagement minutieux de parcelles planes, entourées de levées de terre appelées caminhos ou caldeiras. Ces bordures, hautes de quelques dizaines de centimètres, retiennent l’eau fournie par un réseau d’irrigation complexe. Contrairement à l’idée reçue, l’inondation n’est pas permanente : les riziculteurs ajustent finement les niveaux d’eau selon le stade de croissance des plants. Durant la préparation du sol, l’eau aide à ramollir la terre et facilite le nivellement. Ensuite, maintenir 5 à 10 cm d’eau durant la phase végétative limite la prolifération des mauvaises herbes et stabilise la température du sol.
Ce système aquatique joue aussi un rôle de régulation thermique. Dans les zones méditerranéennes comme le Portugal, les nuits fraîches du printemps pourraient freiner la croissance du riz. L’eau accumule la chaleur diurne et la restitue lentement, créant un microclimat favorable. Avant la récolte, les parcelles sont drainées pour permettre le passage des machines et faciliter le séchage des grains sur pied.
Arrozais portugais emblématiques : du bas Mondego aux paysages du Sado
Les principaux arrozais portugais se répartissent dans trois grandes vallées. Le Baixo Mondego, près de Coimbra, représente l’une des zones historiques de culture du riz, avec des parcelles qui s’étirent jusqu’à l’estuaire de Figueira da Foz. Le fleuve Mondego fournit l’eau d’irrigation, et les paysages oscillent entre prairies inondées et canaux sinueux bordés de saules.
La vallée du Sado, dans la région d’Alcácer do Sal, offre des panoramas spectaculaires où l’eau reflète le ciel et les cigognes nichent sur les toits des fermes. Les arrozais y cohabitent avec des salines et des zones de conservation naturelle. Le Ribatejo, le long du Tage, complète ce triptyque avec des exploitations parfois très mécanisées, où les rendements comptent parmi les meilleurs du pays.
Chaque région a développé ses propres pratiques agricoles, ses variétés locales et ses traditions culinaires. Le riz carolino du Mondego, par exemple, possède un grain rond apprécié pour les plats en sauce, tandis que certaines zones du Sado expérimentent des variétés plus longues.
De la rizière asiatique aux arrozais européens : similitudes et différences marquantes
Les rizières en terrasses du Vietnam ou des Philippines partagent avec les arrozais portugais le principe fondamental de l’inondation contrôlée. Toutefois, le relief diffère radicalement : en Asie, les pentes imposent la création de terrasses étroites sculptées dans les montagnes, tandis qu’en Europe, on exploite avant tout des plaines alluviales naturellement plates.
La mécanisation constitue une autre distinction majeure. Au Portugal, tracteurs, semoirs mécaniques et moissonneuses-batteuses équipent la majorité des exploitations de taille moyenne à grande. En Asie, de nombreux agriculteurs continuent le repiquage manuel et le travail avec des buffles, surtout dans les zones où les parcelles restent petites et morcelées.
Néanmoins, le riz demeure partout une culture stratégique. En Asie, il structure l’alimentation quotidienne et les calendriers culturels. Au Portugal, bien que moins central dans les traditions culinaires qu’en Asie, le riz irrigué représente une ressource économique importante pour certaines régions rurales, et un marqueur identitaire fort pour les villages qui en vivent.
Fonctionnement agricole des arrozais et culture du riz

Comprendre le fonctionnement agricole des arrozais permet de mieux apprécier la complexité de ces paysages. Vous verrez comment se
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