Publié par : Éloïse Després-Lavergne — Rédactrice spécialisée en voyage
Tirana n’a pas de plage : la capitale albanaise se trouve à l’intérieur des terres. Pour une journée à la mer, Durrës est l’option à privilégier en premier. Les criques turquoise de Gjipe, Dhërmi ou Ksamil se trouvent plus au sud et se prêtent davantage à un séjour sur la côte. Le bon choix dépend donc autant du temps disponible que du paysage recherché.
Depuis Tirana, choisir d’abord entre une journée et un séjour côtier
Les photographies de la Riviera peuvent donner l’impression que toutes les plages d’Albanie sont facilement accessibles depuis la capitale. Pourtant, une sortie à Durrës et une escapade à Ksamil ne s’organisent pas de la même façon. Avant de réserver un transport, décidez si vous souhaitez rentrer dormir à Tirana ou déplacer votre hébergement vers la mer.

Durrës pour une sortie à la plage
Située sur la côte adriatique, Durrës constitue le premier secteur à examiner pour une excursion depuis Tirana. Ses plages urbaines et les secteurs balnéaires voisins conviennent à ceux qui privilégient le sable, la restauration et les équipements plutôt qu’une crique isolée. Choisissez toutefois une plage précise : arriver dans le centre de Durrës ne signifie pas être installé au bord de l’eau.
En voiture, vérifiez l’itinéraire jusqu’au stationnement visé, et pas seulement jusqu’à la ville. Sans voiture, confirmez le point de départ du transport interurbain, l’arrêt d’arrivée et la liaison jusqu’à la plage. L’horaire du dernier retour doit être connu avant le départ, surtout si vous comptez prolonger la baignade.
Vlorë et le sud pour changer de rythme
Vlorë permet d’envisager une étape balnéaire avant de poursuivre vers la Riviera, généralement située entre Vlorë et Sarandë. Plus au sud, Dhërmi, Himarë, Borsh et Ksamil méritent de dormir sur place plutôt que de multiplier les allers-retours depuis Tirana. Le col de Llogara offre un itinéraire panoramique vers la Riviera, mais vérifiez le parcours réellement proposé par votre navigation.
Changez d’échelle pour comparer les destinations : mesurez le temps porte à serviette, pas seulement le trajet entre deux villes. Il comprend l’approche du parking, la recherche d’une place, la descente à pied et l’installation. Une plage spectaculaire peut ainsi laisser moins de temps de baignade qu’un rivage plus ordinaire, mais directement accessible. C’est particulièrement important avec des enfants ou pour une unique journée libre.
Adriatique ou Ionienne : deux expériences de plage différentes
Le littoral albanais borde l’Adriatique au nord et la mer Ionienne au sud. Cette distinction aide à choisir une ambiance, sans garantir les caractéristiques de chaque plage : la pente du fond, les vagues et les équipements doivent toujours être appréciés sur place.

| Critère | Côte adriatique | Riviera ionienne |
|---|---|---|
| Paysage dominant | Plages larges et souvent sablonneuses | Reliefs, criques et nombreux rivages de galets |
| Baignade | Secteurs peu profonds, selon la plage | Eaux claires, profondeur variable |
| Organisation depuis Tirana | Durrës à examiner pour une journée | Nuitées sur la côte préférables |
| Expérience recherchée | Sable et confort balnéaire | Paysages turquoise et exploration de criques |
Avec de jeunes enfants, une plage de sable à entrée progressive peut être plus pratique qu’une crique photogénique. Vérifiez néanmoins les conditions de baignade et la présence éventuelle d’une surveillance. Pour les plages de galets, des chaussures d’eau facilitent l’entrée dans la mer ; elles ne remplacent pas des chaussures de marche sur un sentier accidenté.
Enfin, une eau turquoise ne signifie ni absence de courant ni faible profondeur. La transparence dépend notamment du fond, de la lumière et de l’état de la mer : elle ne constitue pas, à elle seule, un indicateur de sécurité ou de qualité sanitaire.
Sur la Riviera, sélectionner une base plutôt qu’accumuler les plages
Pour profiter du sud, mieux vaut choisir un hébergement proche des plages qui vous attirent. Vous réduirez les déplacements quotidiens et pourrez arriver tôt, avant les difficultés de stationnement. Vérifiez aussi si le logement se trouve réellement près du rivage ou dans un village en hauteur.
Dhërmi et Himarë pour varier les baignades
Dhërmi et Drymades permettent de rechercher les paysages caractéristiques de la Riviera, entre reliefs et eau claire. Autour d’Himarë, Livadhi et Jale font également partie des options à comparer. L’ambiance varie selon les établissements, la musique et la saison : une même plage peut réunir des secteurs animés et des portions plus tranquilles.
Borsh convient davantage à ceux qui souhaitent un rivage étendu. TourMaG et WeRoad lui attribuent 7 km de plage ; TourMaG mentionne également une oliveraie de 500 hectares. Cette ampleur offre davantage de possibilités pour chercher un secteur moins dense, sans garantir le calme près des principaux accès.
Ksamil pour les îlots, avec une forte affluence à anticiper
Ksamil séduit par ses eaux turquoise et ses îlots, mais c’est aussi une destination très fréquentée en haute saison. Les installations commerciales occupent de nombreuses portions du rivage. Avant de vous installer, demandez le prix des transats, les conditions d’utilisation et l’existence d’un espace où poser votre serviette.
Pour rejoindre les îlots, ne vous fiez pas à leur seule proximité visuelle. Évaluez les conditions de mer, votre niveau de nage et la circulation des embarcations. Si vous louez un pédalo, vérifiez les limites de navigation et les équipements de sécurité proposés.
Accès aux criques et saison : les détails qui changent la journée
Une crique moins accessible n’est pas nécessairement déserte. Sa renommée, l’arrivée des bateaux et l’heure de visite comptent autant que la difficulté du sentier. Prévoyez de l’eau, une protection solaire et suffisamment d’énergie pour le retour, souvent en montée.
Gjipe et Gjiri i Akuariumit demandent une préparation
Pour Gjipe, Black and Wood indique environ 25 minutes de marche depuis le parking, tandis que des témoignages sur Tripadvisor évoquent plutôt 30 minutes. L’accès terrestre est accidenté : gardez une marge, notamment avec la chaleur. Le bateau-taxi constitue une alternative, sous réserve de disponibilité et de conditions maritimes favorables ; convenez clairement du retour.
Pour Gjiri i Akuariumit, Black and Wood décrit environ 30 minutes à pied depuis le secteur de Livadhi, avec un itinéraire difficile à repérer. Préparez une carte hors connexion et évitez de compter uniquement sur le réseau mobile. Pour une personne à mobilité réduite, faites confirmer l’accès réel jusqu’au rivage avant de retenir une plage.
Juin et septembre pour un meilleur compromis
WeRoad recommande juin et septembre pour concilier météo et tranquillité. Ses repères de température de l’eau sont d’environ 19 °C en mai, plus de 21 °C en juin, 24 à 26 °C en juillet-août et environ 20 °C en octobre. Ces indications restent variables selon la zone et les conditions météorologiques ; elles ne constituent pas une prévision pour votre séjour.
En juillet et août, arrivez tôt et prévoyez un budget incluant transport, stationnement, éventuels transats et repas. Demandez les tarifs sur place plutôt que de reprendre ceux d’anciens avis. Pour une seule journée depuis Tirana, privilégiez la simplicité de Durrës ; pour les criques ioniennes, accordez-vous plusieurs nuits sur la côte.







