Tour du Beaufortin : itinéraire, conseils et étapes pour réussir votre boucle alpine
Vous envisagez de faire le tour du Beaufortin et vous cherchez un itinéraire clair, le nombre de jours idéal et les étapes incontournables ? Cette boucle alpine balisée, souvent réalisée en 4 à 7 jours, offre des paysages grandioses entre lacs, alpages et vue sur le Mont-Blanc. Voici un guide structuré pour préparer votre Tour du Beaufortain sereinement, du choix du tracé à l’hébergement, en passant par l’équipement et la meilleure période.
Comprendre le tour du Beaufortin et choisir son itinéraire
Le Tour du Beaufortain est une grande randonnée en boucle, accessible à de nombreux randonneurs correctement préparés. Avant de réserver vos nuits en refuge, il est essentiel de comprendre les variantes, la difficulté réelle et les durées possibles. Cette partie vous aide à clarifier le parcours et à adapter le tour à votre niveau.
Comment se présente le tour du Beaufortin dans son tracé classique ?
Le Tour du Beaufortain forme une boucle d’environ 70 à 80 kilomètres qui serpente entre 1200 et 2500 mètres d’altitude. L’itinéraire traverse des vallons verdoyants, longe les lacs artificiels de Roselend et Saint-Guérin, puis franchit plusieurs cols offrant des perspectives spectaculaires sur les Aravis, le Cheval Noir et le massif du Mont-Blanc.
Le tracé classique démarre généralement de Beaufort-sur-Doron ou d’Arêches-Beaufort, en remontant progressivement vers les alpages. Les sentiers sont en grande partie balisés en jaune, avec quelques variantes marquées en rouge pour les passages plus alpins. La boucle complète alterne sections forestières, traversées d’alpages où paissent les vaches de race Tarine et Abondance, et passages minéraux près des crêtes.
Certains randonneurs préfèrent partir dans le sens horaire pour répartir les dénivelés différemment, tandis que d’autres choisissent le sens inverse selon l’emplacement des refuges. Les deux sens fonctionnent parfaitement, le choix dépend surtout de vos préférences en matière de hébergements et d’enchaînement des paysages.
Combien de jours prévoir pour un tour du Beaufortin équilibré ?
La durée classique oscille entre 4 et 7 jours selon votre rythme et votre expérience. Un tour en 5 jours représente un bon équilibre pour apprécier les paysages sans pression, avec des étapes d’environ 12 à 17 kilomètres et 700 à 1100 mètres de dénivelé positif par jour.
Les randonneurs très sportifs bouclent parfois le parcours en 4 jours, mais cela impose des étapes longues et épuisantes. À l’inverse, prendre 6 ou 7 jours permet d’intégrer des demi-journées de repos, des détours vers des lacs secondaires ou simplement de profiter davantage de l’ambiance des refuges. Cette option convient particulièrement aux familles ou aux groupes avec des niveaux hétérogènes.
| Durée | Profil randonneur | Avantages |
|---|---|---|
| 4 jours | Sportif confirmé | Rapide, intense |
| 5-6 jours | Bon marcheur | Équilibre confort/effort |
| 7 jours | Tous niveaux | Contemplatif, reposant |
Niveau, dénivelé et meilleure saison pour profiter pleinement du massif
Le Tour du Beaufortain demande une condition physique solide. Vous accumulerez entre 4000 et 5500 mètres de dénivelé positif sur l’ensemble du parcours, selon les variantes choisies. Certaines montées sont raides, notamment avant les cols de la Sauce ou du Bresson, et quelques passages rocheux nécessitent un pied sûr.
La période idéale s’étend de fin juin à fin septembre. Avant fin juin, les névés persistent sur certains cols et rendent la progression délicate sans matériel adapté. En juillet et août, les journées sont longues et stables, mais les refuges affichent souvent complet. Septembre offre une ambiance plus calme, avec des couleurs automnales magnifiques, mais les refuges gardés commencent à fermer progressivement.
Côté météo, les orages d’après-midi sont fréquents en été. Il est prudent de partir tôt le matin pour franchir les cols avant 14 heures. En début et fin de saison, vérifiez les conditions d’enneigement auprès des refuges ou des offices de tourisme locaux, car certains passages peuvent rester dangereux.
Préparer sa randonnée : logistique, hébergements et ravitaillement

Une fois l’itinéraire du Tour du Beaufortain choisi, la réussite de votre séjour repose sur une logistique bien pensée. Réservations en refuge, gestion de l’eau, accès au point de départ et retour au village sont des points clés. Cette partie vous guide pas à pas pour organiser un tour fluide et sans mauvaises surprises.
Où dormir sur le tour du Beaufortin entre refuges, gîtes et bivouac ?
Le massif compte plusieurs refuges gardés comme le refuge de Presset, le refuge du Plan de la Lai, ou encore le refuge de la Combe. Ces structures proposent généralement demi-pension avec repas du soir et petit-déjeuner, ainsi que des dortoirs confortables. Quelques gîtes d’étape en vallée, notamment à Arêches ou au Planay, complètent l’offre.
La réservation est indispensable entre mi-juillet et fin août, surtout les week-ends. Certains refuges affichent complet plusieurs semaines à l’avance. N’hésitez pas à contacter directement les gardiens par téléphone pour confirmer les disponibilités et les horaires de repas.
Le bivouac est toléré dans certaines zones, généralement au-dessus de 2000 mètres, mais il doit rester discret et respectueux. Plantez votre tente en soirée et démontez au lever du jour. Évitez les zones de pâturage actif et ne laissez aucune trace. Renseignez-vous en mairie ou auprès du Parc naturel régional du Massif des Bauges pour connaître les règles précises, car elles évoluent selon les secteurs.
Comment organiser les accès, transferts et retours au point de départ ?
Beaufort-sur-Doron constitue la porte d’entrée principale du tour. Ce village est accessible en voiture depuis Albertville en 30 minutes environ. Un parking est disponible près de l’office de tourisme ou à la maison du Beaufortain. Vous pouvez aussi rejoindre Arêches-Beaufort ou Le Planay, selon votre tracé choisi.
Si vous arrivez en transports en commun, des bus relient Albertville à Beaufort en saison estivale, avec des correspondances depuis Chambéry ou Annecy. Vérifiez les horaires auprès de la compagnie Transavoie, car ils varient en dehors de juillet-août.
Pour refermer la boucle, la plupart des randonneurs reviennent naturellement à leur point de départ. Si vous avez modifié votre itinéraire en cours de route, quelques taxis locaux assurent des transferts entre les hameaux. Comptez environ 20 à 40 euros pour un trajet court entre deux vallées adjacentes.
Anticiper l’eau, le ravitaillement et les repas tout au long de la boucle
L’eau se trouve facilement dans les torrents, aux fontaines de hameaux et dans tous les refuges gardés. Toutefois, certains tronçons en crête ou en versant sud peuvent rester secs en plein été. Prévoyez une capacité de portage de 1,5 à 2 litres et des pastilles de purification si vous puisez en montagne.
Côté alimentation, la plupart des refuges proposent des repas copieux à base de produits locaux : beaufort AOP, diots de Savoie, polenta, tartiflette. Si vous dormez en refuge, la demi-pension simplifie grandement la gestion. Pour les pique-niques, les gardiens vendent souvent des paniers-repas ou vous pouvez vous ravitailler à Beaufort avant de partir.
Si vous bivouaquez, emportez des plats lyophilisés ou des aliments énergétiques. Quelques épiceries à Arêches et Beaufort permettent de compléter vos provisions. En cas d’imprévu, les refuges acceptent généralement de dépanner avec un repas ou un casse-croûte, même sans réservation préalable, dans la limite des places disponibles.
Vivre le tour du Beaufortin : étapes, paysages et variantes marquantes

Au-delà du tracé sur une carte, le Tour du Beaufortain est une succession d’ambiances, de lacs d’altitude et de crêtes avec vue. Chaque étape a ses temps forts et ses petites difficultés, qu’il vaut mieux connaître avant de partir. Cette partie vous plonge dans le concret des étapes typiques et des plus beaux panoramas.
Grandes étapes types du tour du Beaufortin et repères kilométriques essentiels
Une découpe classique en 5 jours pourrait ressembler à ceci : départ de Beaufort vers le refuge de Presset (environ 13 km, 1100 m D+), puis direction le refuge du Plan de la Lai via le col du Bresson (15 km, 800 m D+). La troisième étape rejoint le refuge de la Combe en passant par le barrage de Roselend (17 km, 900 m D+), avant de basculer vers le refuge de la Balme (14 km, 850 m D+). La dernière journée ramène à Beaufort en traversant les alpages de Belleville (12 km, 600 m D+).
Ces distances et dénivelés sont indicatifs et varient selon les variantes. Certains randonneurs ajoutent une étape au refuge de Roselend, d’autres regroupent deux portions pour raccourcir. L’essentiel est de vérifier que chaque journée correspond à votre capacité de marche habituelle, sac chargé sur le dos.
Les repères kilométriques sont parfois flous sur le terrain, car les panneaux indiquent plutôt des durées. Comptez en moyenne 3 à 5 heures de marche effective par étape, hors pauses. Gardez toujours une marge pour les imprévus : ampoules, fatigue, météo capricieuse.
Lacs, barrages et vues Mont-Blanc qui font la réputation du Beaufortain
Le lac de Roselend, retenue artificielle de 3,2 km de long, constitue l’un des clous du spectacle. Ses eaux turquoise encadrées par les sommets calcaires offrent un décor saisissant, surtout au lever du jour. Le barrage de Saint-Guérin et celui de la Gittaz impressionnent également par leur taille et l’ingénierie mise en œuvre dans les années 1950-1960.
Les lacs naturels d’altitude, comme le lac de la Tempête ou le lac de Presset, ajoutent une touche sauvage. Ces points d’eau attirent marmottes, bouquetins et parfois aigles royaux. Par temps clair, la chaîne du Mont-Blanc se dévoile en toile de fond, avec le sommet culminant à 4808 mètres qui domine l’horizon occidental.
Au fil des cols, vous découvrez aussi les Aiguilles de l’Hermillon, le Cheval Noir ou encore la Pierra Menta, pic emblématique des courses de ski-alpinisme. Ces panoramas récompensent les efforts de la montée et offrent des occasions de pauses photographiques inoubliables.
Quelles variantes choisir pour adapter le tour du Beaufortin à vos envies ?
Plusieurs options permettent d’ajuster le parcours. La variante haute, plus alpine, emprunte des crêtes exposées et techniques, réservée aux randonneurs expérimentés. Elle rallonge légèrement le dénivelé mais récompense par des vues spectaculaires et moins de fréquentation.
À l’inverse, la variante basse privilégie les vallons et les alpages, avec des sentiers plus larges et moins de passages aériens. Elle convient aux familles ou aux groupes moins sportifs. Vous pouvez aussi raccourcir certaines étapes en rejoignant la vallée via des chemins d’accès, puis remonter le lendemain par un autre versant.
Adapter son itinéraire en cours de route reste possible. Si la météo se dégrade ou qu’un membre du groupe ressent trop de fatigue, plusieurs points de sortie existent vers les hameaux du Planay, de Belleville ou de Boudin. Cette flexibilité fait partie du charme du tour et évite de transformer l’expérience en calvaire.
Sécurité, équipement et respect du massif du Beaufortain
Même si le Tour du Beaufortain reste une randonnée accessible, la montagne impose toujours prudence et préparation. Un équipement adapté, un suivi météo sérieux et quelques réflexes de sécurité font toute la différence. Cette dernière partie vous aide à partir bien armé, tout en respectant ce massif préservé.
Quel équipement emporter sur le tour du Beaufortin pour rester léger et sûr ?
Des chaussures de randonnée montantes, bien rodées, constituent la base. Elles doivent offrir un bon maintien de la cheville et une semelle adhérente, car certains passages restent caillouteux. Emportez des vêtements en couches : tee-shirt respirant, polaire légère et veste imperméable. Même en été, les températures chutent rapidement en altitude et les averses peuvent surprendre.
Un sac à dos de 40 à 50 litres suffit si vous dormez en refuge et prenez vos repas sur place. Ajoutez une gourde ou poche à eau, des lunettes de soleil, de la crème solaire, une trousse de premiers secours basique et une frontale. Les bâtons de marche soulagent les genoux dans les descentes et améliorent l’équilibre sur terrain irrégulier.
Pour le bivouac, il faut ajouter tente, sac de couchage, matelas et réchaud, ce qui alourdit considérablement le sac. Pesez vos affaires avant de partir et éliminez le superflu. Chaque gramme compte après plusieurs heures de marche.
Gérer météo, risques et fatigue sur plusieurs jours de randonnée alpine
Consultez les bulletins météo montagne chaque matin, soit auprès du gardien de refuge, soit via votre téléphone si vous captez le réseau. Les orages se forment rapidement en Beaufortain, surtout l’après-midi. Si des cumulonimbus apparaissent, descendez des crêtes et cherchez un abri en contrebas.
La fatigue s’accumule au fil des jours. Écoutez votre corps et n’hésitez pas à lever le pied si nécessaire. Prendre une journée de repos dans un refuge, ou raccourcir une étape, n’est pas un échec. C’est même souvent la meilleure décision pour profiter pleinement de la suite du parcours.
En cas de blessure ou de malaise, tous les refuges gardés disposent d’une trousse de secours et peuvent contacter les secours en montagne. Le numéro d’urgence européen 112 fonctionne même avec un signal faible. Notez les coordonnées GPS de votre position pour faciliter l’intervention si besoin.
Préserver les sentiers du Beaufortin et soutenir le territoire local
Restez sur les sentiers balisés pour éviter l’érosion et respecter la flore fragile des alpages. Si vous croisez des troupeaux, contournez-les calmement sans effrayer les bêtes. Refermez systématiquement les clôtures après votre passage : elles protègent le travail des éleveurs qui produisent notamment le beaufort AOP.
Emportez tous vos déchets, y compris les pelures de fruits et mouchoirs en papier. En refuge, triez vos déchets selon les consignes du gardien. Privilégiez les produits locaux lors de vos achats à Beaufort ou dans les refuges : fromages, charcuteries, confitures. Cela soutient directement l’économie de la vallée.
Au fil des jours, vous devenez un acteur à part entière du Beaufortain que vous traversez, et pas seulement un visiteur de passage. Cette conscience transforme votre randonnée en une véritable immersion, où chaque geste compte pour préserver l’authenticité et la beauté de ce massif alpin discret mais magnifique.
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